Prestation

QUE PERÇOIT-ON D’ABORD D’UNE VILLE, D’UN QUARTIER ?

Sans doute une évidence d’animation : le bruissement des lieux de vie, des lieux de services, des commerces. Le mouvement de l’activité et de l’échange.

Condition d’une cité vivante, ce tissu de relations, de productions et de créations se réinvente chaque jour.

Il ne vit cependant que s’il s’appuie sur de véritables projets portés par les grands acteurs urbains, issus d’une vision du développement local, articulés à des capacités d’anticipation, et ancrés dans la réalité d’un territoire – de la métropole à l’immeuble.

POUR UNE APPROCHE SYSTÉMIQUE DES PROJETS ÉCONOMIQUES ET COMMERCIAUX

Le renouvellement urbain est un puissant outil de redynamisation économique et commerciale.

Reconfigurer un quartier invite à questionner son attractivité potentielle, de l’échelle locale à celle de la métropole, à redécouvrir sa richesse, son histoire et sa vie propres.

C’est aussi une opportunité de repositionner le tissu économique et commercial, pour l’ajuster de manière contemporaine et valorisante aux attentes du marché, ainsi qu’aux réalités de son environnement urbain. Cela engage enfin à en repenser des lieux essentiels, comme les gares et les pôles d’échanges, devenus sites stratégiques pour le développement des villes.

Si les activités économiques et commerciales ne se décrètent pas, il existe des leviers pour encourager leur émergence et leur pérennité.

INTÉGRER ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET DÉVELOPPEMENT LOCAL

Les activités économiques, entreprises de service, industrielles, artisanales, publiques, privées, petites ou grandes, représentent d’abord une source d’emploi pour les habitants de la cité vivante. Elles reflètent son histoire mais aussi sa capacité d’innovation ; elles influent sur son image et donc sur son attractivité.

Elles ont leurs critères propres en matière d’insertion urbaine, de qualité de patrimoine et de rentabilité économique, que la collectivité doit savoir prendre en compte, parce qu’ils sont souvent décisifs pour les opérateurs et les investisseurs. Ils peuvent en effet déterminer une décision d’implantation, de développement ou, à l’inverse, de relocalisation. L’adaptation des espaces économiques et de leur environnement urbain à l’évolution des modes de travail et de l’économie numérique est, enfin, une condition essentielle d’un redéploiement économique innovant, et donc réussi.

RÉINVENTER LE RAPPORT DU COMMERCE À LA VILLE

Le commerce crée depuis toujours la convivialité urbaine et le lien social.

Favoriser un redéploiement attractif du commerce, adapté à son époque, dans les quartiers, les centres-villes ou encore les entrées de ville, contribue à faire prospérer la cité, à la faire connaître, à la faire aimer.

Alors que s’essouffle le modèle du grand commerce périphérique et que se développent les comportements de consommation dématérialisés, le rapport des activités commerciales à la ville tend à renaître, à travers la proximité. Car le commerce n’a plus de légitimité hors de son environnement urbain. Le patrimoine architectural, les voiries, tout le paysage urbain doivent ainsi être mis en scène et favoriser l’émergence d’une « intimité urbaine », afin que les chalands s’y sentent bien – spontanément. Hermès, protecteur du commerce, dialogue sans cesse avec Hestia, qui veille sur le foyer et ses habitants.

Fonction transformatrice pour la ville, le commerce a aussi ses besoins spécifiques, en matière d’accessibilité, de sécurité ou de confort d’usage. Pour y répondre, acteurs publics, architectes, urbanistes, économistes, promoteurs, investisseurs et enseignes doivent avancer ensemble : tous contribueront à favoriser la vitalité urbaine.

Cette perspective intégratrice est primordiale pour animer l’espace commun, au bénéfice de l’usager des lieux : habitant, passant, client ou visiteur, il est toujours, à l’achèvement du projet, le maître d’usage.